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martes, 16 de octubre de 2012

De la grammaire / De la gramática


Alors quand, ce matin, s’ajoutant à la corvée habituelle d’un cours de littérature sans littérature et d’un cours de langue sans intelligence de la langue, j’ai éprouvé un sentiment de n’importe quoi, je n’ai pas pu me contenir. Mme Maigre faisait un point sur l’adjectif qualificatif épithète, au prétexte que nos rédactions en étaient totalement dépourvues« alors que vous devriez en être capables depuis le CE2 ». « C’est pas possible de voir des élèves aussi incompétents en grammaire », a-t-elle ajouté en regardant spécialement Achille Grand-Fernet. Je n’aime pas Achille mais là, j’étais d’accord avec lui quand il a posé sa question. Je trouve que ça s‘imposait. En plus, qu’une prof de lettres oublie la négation, moi, ça me choque. C’est comme un balayeur qui oublierait des moutons. « Mais à quoi ça sert, la grammaire ? » a-t-il demandé. « Vous devriez le savoir », a répondu madame-jesuis-pourtant-payée-pour-vous-l’enseigner. «Ben non, a répondu Achille avec sincérité pour une fois, personne n’a jamais pris la peine de nous l’expliquer. » Mme Maigre a poussé un long soupir, du genre « faut-il que je me coltine encore des questions stupides » et a répondu : « Ça sert à bien parler et à bien écrire. »


Alors là, j’ai cru avoir une crise cardiaque. Je n’ai jamais rien entendu d’aussi inepte. Et par là, je ne veux pas dire que c’est faux, je veux dire que c’est vraiment inepte. Dire à des adolescents qui savent déjà parler et écrire que la grammaire, ça sert à ça, c’est comme dire à quelqu’un qu’il faut qu’il lise une histoire des W.-C. à travers les siècles pour bien savoir faire pipi et caca. C’est dénué de sens ! Si encore elle nous avait montré, sur des exemples, qu’on a besoin de connaître un certain nombre de choses sur la langue pour bien l’utiliser, bon, pourquoi pas, c’est un préalable. Par exemple, que savoir conjuguer un verbe à tous les temps évite de faire des grosses fautes qui fichent la honte devant tout le monde à un dîner mondain (« J’aurais bien venu chez vous plus tôt mais j’ai prenu la mauvaise route »). Ou que pour écrire une invitation dans les règles à se joindre à une petite sauterie au château de Versailles, connaître la règle d’accord de l’adjectif qualificatif épithète est bien utile : on s’épargne les « Chers ami, voudriez-vous venir à Versailles ce soir ? J’en serais tout ému. La Marquise de Grand-Fernet ».Mais si Mme Maigre croit que c’est seulement à ça que sert la grammaire... On a su dire et conjuguer un verbe avant de savoir que c’en était un. Et si le savoir peut aider, je ne crois quand même pas que ce soit décisif.

 Moi, je crois que la grammaire, c’est une voie d’accès à la beauté. Quand on parle, quand on lit ou quand on écrit, on sent bien si on a fait une belle phrase ou si on est en train d’en lire une. On est capable de reconnaître une belle tournure ou un beau style. Mais quand on fait de la grammaire, on a accès à une autre dimension de la beauté de la langue. Faire de la grammaire, c’est la décortiquer, regarder comment elle est faite, la voir toute nue, en quelque sorte. Et c’est là que c’est merveilleux : parce qu’on se dit : « Comme c’est bien fait, qu’est-ce que c’est bien fichu ! », « Comme c’est solide, ingénieux, riche, subtil ! ». Moi, rien que savoir qu’il y a plusieurs natures de mots et qu’on doit les connaître pour en conclure à leurs usages et à leurs compatibilités possibles, ça me transporte. Je trouve qu’il n’y a rien de plus beau, par exemple, que l’idée de base de la langue, qu’il y a des noms et des verbes. Quand vous avez ça, vous avez déjà le cœur de tout énoncé. C’est magnifique, non ? Des noms, des verbes...

Peut-être, pour accéder à toute cette beauté de la langue que la grammaire dévoile, faut-il aussi se mettre dans un état de conscience spécial ? Moi, j’ai l’impression de le faire sans effort. Je crois que c’est à deux ans, en entendant parler les adultes, que j’ai compris, en une seule fois, comment la langue était faite. Les leçons de grammaire ont toujours été pour moi des synthèses a posteriori et, peut-être, des précisions terminologiques. Est-ce qu’on peut apprendre à bien parler et bien écrire à des enfants en faisant de la grammaire s’ils n’ont pas eu cette illumination que j’ai eue ? Mystère. En attendant, toutes les Mme Maigre de la terre devraient plutôt se demander quel morceau de musique il faut qu’elles passent à leurs élèves pour qu’ils puissent se mettre en transe grammaticale.

J’ai donc dit à Mme Maigre : « Mais pas du tout, c’est totalement réducteur ! » Il y a eu un grand silence dans la classe parce que, d’habitude, je n’ouvre pas la bouche et parce que j’avais contredit la prof. Elle m’a regardée avec surprise puis elle a pris un air mauvais, comme tous les profs quand ils sentent que le vent tourne au nord et que leur petit cours pépère sur l’adjectif qualificatif épithète pourrait bien se transformer en tribunal de leurs méthodes pédagogiques. « Et qu’en savez-vous, mademoiselle Josse ? » a-t-elle demandé d’un ton acerbe. Tout le monde retenait son souffle. Quand la première de la classe n’est pas contente, c’est mauvais pour le corps enseignant, surtout quand il est bien gras et donc ce matin c’était thriller et jeux du cirque pour le même prix : tout le monde attendait de voir l’issue du combat, qu’on espérait bien sanglant.

« Eh bien, ai-je dit, quand on a lu Jakobson, il paraît évident que la grammaire est une fin et pas seulement un but : c’est un accès à la structure et à la beauté de la langue, pas seulement un truc qui sert à se débrouiller en société. » « Un truc ! Un truc ! » a-t-elle répété avec des yeux exorbités. « Pour Mlle Josse, la grammaire c’est un truc ! »

Si elle avait bien écouté ma phrase, elle aurait compris que, justement, pour moi, ce n’est pas un truc. Mais je crois que la référence à Jakobson lui a totalement fait perdre les pédales, sans compter que tout le monde ricanait, y compris Cannelle Martin, sans avoir rien compris à ce que j’avais dit mais en sentant un petit nuage de Sibérie planer sur la grosse prof de français. En fait, je n’ai jamais rien lu de Jakobson, vous pensez bien. J’ai beau être surdouée, je préfère quand même les B.D. ou bien la littérature. Mais une amie de maman (qui est professeur d’Université) parlait de Jakobson hier (pendant qu’elles se tapaient, à cinq heures, du camembert et une bouteille de vin rouge). Du coup, ça m’est revenu ce matin.

À ce moment-là, en sentant la meute retrousser ses babines, j’ai eu pitié. J’ai eu pitié de Mme Maigre. Et puis je n’aime pas les lynchages. Ça n’honore jamais personne. Sans compter que je n’ai aucune envie que quelqu’un aille fouiller du côté de ma connaissance de Jakobson et se mette à avoir des soupçons sur la réalité de mon Q.I.

Alors j’ai fait machine arrière et je n’ai plus rien dit. J’ai écopé de deux heures de colle et Mme Maigre a sauvé sa peau de prof. Mais quand j’ai quitté la classe, j’ai senti ses petits yeux inquiets qui me suivaient jusqu’à la porte.

Et sur le chemin de la maison, je me suis dit : malheureux les pauvres d’esprit qui ne connaissent ni la transe ni la beauté de la langue.

"L'élégance du hérisson", Muriel Barbery.


***

Entonces, cuando esta mañana, añadiéndose al rollazo habitual de una clase de literatura sin literatura y de una clase de lengua sin inteligencia de la lengua, he experimentado un sentimiento extraño, inclasificable, no he podido contenerme. La profesora estaba tratando el epíteto, con el pretexto de que en nuestras redacciones brillaba por su ausencia «cuando deberíais ser capaces de emplearlo desde tercero de primaria». «Alumnos tan incompetentes en gramática como vosotros, desde luego, es como pa' pegarse un tiro», ha añadido luego, mirando especialmente a Achille Grand-Fernet. No me cae bien Achille pero tengo que decir que estaba de acuerdo con la pregunta que le ha hecho a la profesora. Creo que se imponía algo así. Además, que una profesora de letras diga pa' en lugar de «para», a mí me choca, qué queréis que os diga. Es como si un barrendero se dejara sin recoger del suelo las bolas de pelusa de polen. «Pero la gramática, ¿para qué sirve?», le ha preguntado Achille. «Deberías saberlo», le ha contestado doña Me-pagan-para-que-os-lo-enseñe. «Pues no», ha replicado Achille con sinceridad, por una vez, «nadie se ha tomado nunca la molestia de explicárnoslo». La profesora ha dejado escapar un largo suspiro, en plan «encima tengo que tragarme estas preguntas estúpidas», y ha respondido: «Sirve para hablar bien y escribir bien.»

Entonces he creído que me iba a dar un infarto. Nunca había oído tamaña ineptitud. Y con esto no quiero decir que no sea verdad, digo que es una ineptitud como una casa. Decir a unos adolescentes que ya saben leer y escribir que la gramática sirve para eso, es como decirle a alguien que se tiene que leer una historia de los cuartos de baño a través de los siglos para saber hacer bien pis y caca. jNo tiene sentido! Si todavía nos hubiera demostrado, con ejemplos, que hay que saber ciertas cosas sobre la lengua para utilizarla bien, entonces bueno, por qué no, puede ser una base para empezar. Por ejemplo, que saber conjugar un verbo en todos los tiempos te evita cometer errores gordos que te avergüenzan delante de todo el mundo en una cena mundana «Hubiera veído esa película que comentáis, si no me habrían aconsejado antes que no lo haciese ») O que, para escribir como es debido una invitación para unirse a una pequeña orgía en el castillo de Versalles, conocer las reglas de concordancia entre sujeto y verbo puede resultar muy útil. De esta manera uno se ahorra torpezas como ésta: «Querido amigo, si esa gente que usted y yo conocemos quisieran venir a Versalles esta noche, me complacería mucho recibirlas. La Marquesa de Grand-Fernet." Pero si la señora Magra se cree que la gramática sólo sirve para eso... De niños hemos sabido conjugar un verbo antes de saber siquiera que se trataba de un verbo. Y, si bien el saber puede ayudar, no creo sin embargo que sea algo decisivo.

Yo en cambio creo que la gramática es una vía de acceso a la belleza. Cuando hablas, lees o escribes, sabes muy bien si has hecho una frase bonita, o si estás leyendo una. Eres capaz de reconocer una expresión elegante o un buen estilo. Pero cuando se estudia gramática, se accede a otra dimensión de la belleza de la lengua. Hacer gramática es observar las entrañas de la lengua, ver cómo está hecha por dentro, verla desnuda, por así decirlo. Y eso es lo maravilloso, porque te dices: «Pero ¡qué bonita es por dentro, qué bien formada!", «¡Qué sólida, qué ingeniosa, qué rica, qué sutil!". Para mí, sólo saber que hay varias naturalezas de palabras y que hay que conocerlas para poder utilizarlas y para estar al tanto de sus posibles compatibilidades, hace que me sienta como en éxtasis. Me parece, por ejemplo, que no hay nada más bello que la idea básica de la lengua, a saber: que hay nombres y verbos. Sabiendo esto, es como si ya te hubieran enunciado la esencia de todo. Es maravilloso, ¿no? Hay nombres, verbos…

Para acceder a toda esta belleza de la lengua que la gramática desvela, ¿quizá también haya que ponerse en un estado de consciencia especial? A mí me da la sensación de que puedo hacerlo sin esfuerzo. Creo que fue cuando tenía dos años, al oír hablar a los adultos, cuando comprendí, esa vez y ya para siempre, cómo está hecha la lengua. Las lecciones de gramática para mí siempre han sido meras síntesis a posteriori o, como mucho, precisiones terminológicas. ¿Se puede enseñar a los niños a hablar bien ya escribir bien estudiando gramática si no han tenido esta iluminación que tuve yo? Misterio. Mientras tanto, todas las señoras Magra de la Tierra harían mejor en preguntarse qué música tienen que poner a los alumnos para que puedan entrar en trance gramatical.

Así que le he dicho a la profesora: «Pero ¡qué va, eso es totalmente reductor! » Se ha hecho un gran silencio en la clase porque normalmente yo no suelo abrir la boca y porque le había llevado la contraria a la profesora. Me ha mirado sorprendida y luego ha puesto mala cara, como todos los profes cuando notan que las cosas se complican y que su clasecita facilita sobre el epíteto bien podría convertirse en tribunal de sus métodos pedagógicos. « ¿Y qué sabrás tú de esto, señorita Josse?», me ha preguntado con tono acerbo. Todo el mundo contenía la respiración. Cuando la primera de la clase no está contenta, es malo para el cuerpo docente, sobre todo cuando se trata de un cuerpo tan gordo, así que esta mañana teníamos película de suspense y número de circo, programa doble por el mismo precio: todo el mundo aguardaba para ver el resultado del combate, con la esperanza de que sería sangriento.

«Pues bien, habiendo leído a Jakobson, se antoja evidente que la gramática es un fin y no sólo un objetivo: es un acceso a la estructura ya la belleza de la lengua, y no sólo un chisme que sirve para manejarse en sociedad.» «¡Un chisme! ¡Un chisme!», ha repetido la profesora con los ojos exorbitados. «¡Para la señorita Josse, la gramática es un chisme!»

Si hubiera escuchado bien mi frase, habría comprendido que, justamente, para mí la gramática no es un chisme. Pero creo que la referencia a Jakobson le ha hecho perder los papeles por completo, sin contar que todo el mundo se reía, incluso Cannelle Martin, sin comprender nada de lo que yo había dicho pero sintiendo que una nubecita negra llaneaba sobre la foca de la profesora de lengua. Por supuesto, como os podréis imaginar, nunca he leído nada de Jakobson. Por muy superdotada que sea, prefiero los cómics o la literatura. Pero una amiga de mamá (que es profesora de universidad) hablaba ayer de Jakobson (mientras hablaban, a las cinco de la tarde, ventilándose una botella de vino tinto y un buen pedazo de queso camembert). Y de repente esta mañana se me ha venido a la cabeza.

En ese momento, al ver que la jauría de perros enseñaba ya los colmillos, he sentido compasión. Compasión por la señora Magra. Además no me gustan los linchamientos. Nunca honran a nadie. Por no hablar ya del hecho de que lo me apetece en absoluto que alguien venga a hurgar en mi conocimiento de Jakobson y empiece a sospechar sobre la realidad de mi cociente intelectual.

Por eso he dado marcha atrás y me he callado. Me he tenido que quedar dos horas más en el colegio castigada, y la señora Magra ha salvado su pellejo de profesora. Pero al marcharme de clase, he sentido que sus ojillos inquietos me seguían hasta la puerta.

Y, camino de mi casa, me he dicho: desdichados los pobres de espíritu que no conocen ni el trance ni la belleza de la lengua. 



Traducción del francés por Isabel González-Gallarza

jueves, 27 de octubre de 2011

PUNTUACIÓN




·        Uso del punto: El punto señala la pausa que se da al final de un enunciado. Después de punto –salvo en el caso del utilizado en las abreviaturas- siempre se escribe mayúscula.
1.   El punto y seguido separa enunciados que integran un párrafo. Después de un punto y seguido se continúa escribiendo en la misma línea. Si el punto está al final del renglón, se empieza en el siguiente sin dejar margen.
2.   El punto y aparte separa dos párrafos distintos, que suelen desarrollar, dentro de la unidad del texto, contenidos diferentes. Después del punto y aparte se escribe en una línea distinta. La primera línea del nuevo párrafo debe tener un margen mayor que el resto de las líneas que lo componen (sangría).
3.   El punto final es el que cierra un texto.

El punto se utiliza también después de las abreviaturas. Ejemplo: Sra., Excmo., cf.

1.   Combinación del punto con otros signos: A menudo es necesario combinar el punto con otros signos que también cierran períodos, como son los paréntesis o las comillas. En estos casos, se coloca el punto siempre detrás de las comillas, corchetes o paréntesis de cierre. Por ejemplo:
         Sus palabras fueron estas: “No quiero volver a verte”. Después cerró de golpe la puerta de su casa. (Creo que estaba muy enojada).
2.   Uso incorrecto del punto: Los títulos y los subtítulos de libros, artículos, capítulos, obras de arte, etc., cuando aparecen aislados, no llevan punto final.

·        Uso de la coma: La coma indica una pausa breve que se produce dentro del enunciado.
1.   Se emplea para separar los miembros de una enumeración, salvo los que vengan precedidos por alguna de las conjunciones y, e, o, u. Ejemplos:
Es un chico muy reservado, estudioso y de buena familia.
Acudió toda la familia: abuelos, padres, hijos, cuñados, etc.

      Cuando los elementos de la enumeración constituyen el sujeto de la oración o un complemento verbal y van antepuestos al verbo, no se pone coma detrás del último. Ejemplos:
   El perro, el gato y el ratón son animales mamíferos.
   De gatos, de ratones y de perros no quiere ni oír hablar.

2.   Se usa coma para separar miembros gramaticalmente equivalentes dentro de un mismo enunciado, a excepción de los casos en los que medie alguna de las conjunciones y, e, ni, o, u. Ejemplos:
        Estaba preocupado por su familia, por su salud, por su trabajo.
        Antes de irte, corre las cortinas, cierra las ventanas, apaga las luces y hecha la llave.

        Sin embargo, se coloca una coma delante de la conjunción cuando la secuencia que encabeza expresa un contenido (consecutivo, de tiempo, etc.) distinto al elemento o elementos anteriores. Ejemplo:
         Pintaron las paredes de la habitación, cambiaron la disposición de los muebles, y quedaron encantados.
       
        También cuando esa conjunción está destinada a enlazar con toda la proposición anterior, y no con el último de sus miembros. Ejemplo:
       Pagó el traje, el bolso y los zapatos, y salió de la tienda.

3.   En una relación cuyos elementos están separados por punto y coma, el último elemento, ante el que        aparece la conjunción copulativa, va precedido de coma o punto y coma. Ejemplo:
Con gran aplomo, le dijo a su familia que llegaría a las tres; a sus amigos, que lo esperasen a las cinco; y consiguió ser puntual en los dos casos.

4.   Se escribe una coma para aislar el vocativo del resto de la oración. Ejemplos:
Julio, ven acá.
He dicho que me escuchéis, muchachos.

Cuando el vocativo va en medio del enunciado, se escribe entre dos comas. Ejemplo:
Estoy alegre, Isabel, por el regalo.

5.   Los incisos que interrumpen una oración, ya sea para aclarar o ampliar lo dicho, ya sea para mencionar al autor u obra citados, se escriben entre comas. Son incisos casos como los siguientes:

§  Aposiciones explicativas: En ese momento Adrián, el marido de mi hermana, dijo que nos ayudaría.
§  Las proposiciones adjetivas explicativas: Los vientos del Sur,  que en aquellas abrasadas regiones son muy frecuentes, incomodan a los viajeros.
§  Cualquier comentario, explicación o precisión a algo dicho: Nos proporcionó, después de tantos disgustos, una gran alegría.
§  La mención de un autor u obra citados: La verdad, escribe un político, se ha de sustentar con razones y autoridades.

6.   Cuando se invierte el orden regular de las partes de un enunciado, anteponiendo elementos que suelen ir pospuestos, se tiende a colocar una coma después del bloque anticipado. No es fácil establecer con exactitud los casos en que esta anteposición exige el uso de la coma. Pero frecuentemente puede aplicarse esta norma práctica:

§  Si el elemento antepuesto admite una paráfrasis con “en cuanto a”, es preferible usar coma: Dinero, ya no le queda. (Es posible decir En cuanto al dinero, ya no le queda)
§  Si, por el contrario, admite una paráfrasis con “es lo que” o “es el que”, no se empleará coma: Vergüenza debería darte. (Equivalente a Vergüenza es lo que debería darte).

7.   También suele anteponerse una coma a una conjunción o locución conjuntiva que une las proposiciones de una oración compuesta, en los casos siguientes:

§  En las proposiciones coordinadas adversativas introducidas por conjunciones como pero, mas, aunque, sino: Puedes llevarte mi cámara de fotos, pero ten cuidado.
    Recogieron muchas cerezas, aunque todas picadas por los pájaros.
§  Delante de las proposiciones consecutivas introducidas por conque, así que, de manera que...: Prometiste acompañarla, conque ya puedes ir poniéndote el abrigo.
El sol me está dando en la cara, así que tendré que cambiarme de asiento.
§  Delante de proposiciones causales lógicas y explicativas: Es noble, porque tiene un palacio.
Están en casa, pues tienen la luz encendida.

8.   Los enlaces como esto es, es decir, o sea, en fin, por último, por consiguiente, sin embargo, no obstante, además, en tal caso, por lo tanto, en cambio, en primer lugar, y también, a veces, determinados adverbios o locuciones que desempeñan la función de modificadores oracionales, como generalmente, posiblemente, efectivamente, finalmente, en definitiva, por regla general, quizás, colocados al principio de una oración, se separan del resto mediante una coma. Ejemplos:

No obstante, es necesario reformar el estatuto.
Efectivamente, tienes razón.

Cuando esas expresiones van en medio de la oración, se escriben entre comas. Ejemplos:

Esas dos palabras significan lo mismo, es decir, son sinónimas.
Tales incidentes, sin embargo, no se repitieron.

9.   En los casos en que se omite un verbo, porque ha sido anteriormente mencionado o porque se sobrentiende, se escribe en su lugar una coma. Ejemplo:

El árbol perdió sus hojas; el viejo, su sonrisa.
Los niños, por aquella puerta.

10.              En las cabeceras de las cartas, se escribe coma entre el lugar y la fecha: Montevideo, 8 de enero de 2000.
11.              Se escribe coma para separar los términos invertidos del nombre completo de una persona o los de un sintagma que integran una lista (bibliografía, índice, etc). Ejemplo:

BELLO, Andrés: Gramática de la lengua castellana destinada al uso de los americanos.
- construcción, materiales de
- papelería, artículos de

USO INCORRECTO DE LA COMA:

    Debe evitarse separar el sujeto y el predicado mediante coma. Ejemplos de incorrección:
  
   Las estantería del rincón, estaban perfectamente organizadas.
   Un desgraciado incidente, ocasionó la dimisión de la junta directiva.

   Se exceptúan, como ya hemos visto, los casos en que media un inciso entre sujeto y predicado. Ejemplos:

    La medicina preventiva, como ya ha quedado apuntado anteriormente, permitirá evitar la enfermedad en breve plazo.
   La presencia de la protagonista de la película, que vestía un espectacular traje de noche, produjo muy diferentes comentarios.

·        Uso de los dos puntos:  Los dos puntos (:) detienen el discurso para llamar la atención sobre lo que sigue.
                       Se  usan los dos puntos en los casos siguientes:

1.   Después de anunciar una enumeración. Ejemplo:

     Van a subastar tres manuscritos: uno de Borges, otro de Alfonso Reyes y un tercero de Antonio     Machado.

     También para cerrar una enumeración, antes del anafórico que los sustituye, se utilizan los dos puntos. Ejemplo:

    Natural, sana y equilibrada: así debe ser una buena alimentación.

2.   Los dos puntos preceden a las citas textuales. En este caso, después de los dos puntos se suele escribir la primera palabra con inicial mayúscula. Ejemplo:

Ya lo dijo Descartes: ”Pienso, luego existo”.

3.   Se emplean también luego de las fórmulas de saludo en las cartas y documentos. También en este caso la palabra que sigue a los dos puntos se escribe con mayúscula y, generalmente, en un renglón aparte. Ejemplo:

Querido amigo:
   Te escribo esta carta para comunicarte .....

4.   Se emplean los dos puntos para conectar oraciones o proposiciones relacionadas entre sí sin necesidad de utilizar otro nexo. Son varias las relaciones que se pueden expresar:

·        Relación causa-efecto. Ejemplo: Se ha quedado sin trabajo: no podrá ir de vacaciones este verano.
·        Conclusión o resumen de la proposición anterior. Ejemplo: Varios vecinos monopolizaron la reunión con problemas particulares: no llegaron a ponerse de acuerdo.
·        Verificación o explicación de la proposición anterior, que suele tener un sentido más general. Ejemplo: La paella es un plato de la cocina española muy completo desde el punto de vista nutritivo: cuenta con la fécula del arroz, las proteínas de sus carnes y pescados y la fibra de sus verduras.

5.   Se usan los dos puntos para separar la ejemplificación del resto de la oración. Ejemplo:

Puedes escribir un texto sobre algún animal curioso: el ornitorrinco, por ejemplo.

6.   En textos jurídicos y administrativos se colocan dos puntos después del verbo, escrito con todas sus letras mayúsculas, que presenta el objetivo fundamental del documento. la primera palabra del texto qe sigue a este verbo se escribe siempre con inicial mayúscula y el texto forma un párrafo diferente. Ejemplo:

CERTIFICA:
   Que D. José García ha seguido el curso de Técnicas Audiovisuales celebrado en la Escuela de cine durante los meses de abril y mayo del presente año.

·        Uso del punto y coma: El punto y coma (;) indica una pausa superior a la marcada por la coma e inferior a la señalada por el punto.

                  Se utiliza en estos casos:
1.   Para separar los elementos de una enumeración cuando se trata de expresiones complejas que incluyen comas. Ejemplo:

La chaqueta es azul; los pantalones, grises; la camisa, blanca; y el abrigo, negro.

2.   Para separar proposiciones yuxtapuestas, especialmente cuando en esas se ha empleado la coma. Ejemplo:

La muchacha, feliz, corría hacia su casa; sus padres acababan de llegar.

3.   Se suele colocar punto y coma, en vez de coma, delante de conjunciones o locuciones conjuntivas como pero, mas y aunque, así como sin embargo, por tanto, por consiguiente, en fin, etc., cuando los períodos tienen cierta longitud y encabezan la proposición a la que afectan. Ejemplos:

    Su discurso estuvo muy bien construido y fundamentado sobre sólidos principios; pero no consiguió convencer a muchos e los participantes en el Congreso.

   Los jugadores se entrenaron intensamente durante todo el mes; sin embargo, los resultados no fueron los que el entrenador esperaba.

Si los bloques no son muy largos, se prefiere la coma. Ejemplo:

   Vendrá, pero tarde.

   Lo hizo, aunque de mala gana.

Si los períodos tienen una longitud considerable, es mejor separarlos con punto y seguido. Ejemplo:

   Este verano, varios vecinos del inmueble tienen previsto poner en venta sus respectivas viviendas. Por consiguiente, son previsibles numerosas visitas de posibles compradores.

·        Uso de los puntos suspensivos: Los puntos suspensivos (...) suponen una interrupción de la oración o un final impreciso.
                  Después de los puntos suspensivos, cuando cierran un enunciado, se escribe mayúscula. Ejemplo:

                 El caso es que si lloviera... Mejor no pensar en algo tan improbable.

         Cuando los puntos suspensivos no cierran un enunciado y este continúa tras ellos, se escribe minúscula.      Ejemplo:

          Estoy pensando que... aceptaré; en esta ocasión debo arriesgarme.

          Se usan los puntos suspensivos en los siguientes casos:

1.   Al final de enumeraciones abiertas o incompletas, con el mismo valor que la palabra “etcétera”. Ejemplo:

Puedes hacer lo que más te guste: leer, ver la tele, escuchar música...

2.   Cuando se quiere expresar que antes de lo que va a seguir ha habido un momento de duda, temor o vacilación. Ejemplo:

Iré; no iré... Debo decidirme ponto.
Espero una llamada del hospital... Seguro que son buenas noticias.

     En ocasiones, la interrupción del enunciado sirve para sorprender al lector con lo inesperado de la salida. Ejemplo:

     Se convocó a una junta, se repartieron centenares de papeles anunciándola y, al final,  nos reunimos... cuatro personas.

3.   Para dejar un enunciado incompleto y en suspenso. Por ejemplo:

Fue todo muy violento, estuvo muy desagradable... No quiero seguir hablando de ello.

4.   Cuando se reproduce una cita textual, sentencia o refrán, omitiendo una parte. Ejemplo:

En ese momento de indecisión, pensé: “Más vale pájaro en mano...”.

5.   Se escriben tres puntos dentro de paréntesis (...) o corchetes cuando al transcribir literalmente un texto se omite una parte de él. Ejemplo:

Yo fui loco y ya soy cuerdo; fui don Quijote de la Mancha y soy agora (...) Alonso Quijano el Bueno.
(Cervantes: Quijote, II, LXXIV)


    Tras los puntos suspensivos no se escribe nunca punto. Sin embargo, sí pueden colocarse otros signos de puntuación, como la coma, el punto y coma y los dos puntos. Ejemplos:

    Pensándolo bien...: mejor que no se presente.

   Cuando decidas los colores, las telas, el tipo de mobiliario..., ven a verme y hacemos un presupuesto.

·        Uso de los paréntesis: Los paréntesis ( ) son signos que encierran elementos incidentales o aclaratorios intercalados en un enunciado.
                    Los paréntesis se usan en los siguientes casos:
1.   Cuando se interrumpe el sentido del discurso con un inciso aclaratorio o incidental, sobre todo si este es largo o de escasa relación con lo anterior o posterior. Ejemplo:
         
         El abuelo de Alberto (en su juventud fue un brillante cirujano) parecía una estatua sentado en aquel sillón.

        Las asambleas (la última duró casi cuatro horas sin ningún descanso) se celebran en el salón de actos.

2.   Para intercalar algún dato o precisión: fechas, lugares, significado de siglas, el autor u obra citados... Ejemplo:

                            El año de su nacimiento (1616) es el mismo en que murió Cervantes.
                          
                            Toda su familia nació en Córdoba (Argentina).

3.   En la trascripción de textos se utilizan tres puntos entre paréntesis para dejar constancia de que se omite en la cita un fragmento del texto. Ejemplo:

                             Hasta aquí (...) la obra visible de Menard, en su orden cronológico.

4.   Las letras o números que encabezan clasificaciones, enumeraciones, etc. pueden situarse entre paréntesis o seguidas del paréntesis de cierre. Ejemplos:

                             Estos libros podrán encontrarse en los lugares siguientes:
(a)  En los estantes superiores de las salas de juntas.
(b)  En los armarios de la biblioteca principal.

                             o

                            a) En los estantes superiores de las salas de juntas.
b)    En los armarios de la biblioteca principal.

·        Uso de las comillas: Se utilizan comillas en los casos siguientes:

1.   Para reproducir citas textuales de cualquier extensión. Ejemplo:

Fue entonces cuando la novia dijo: “Sí”.
Sus palabras fueron: “Por favor, el pasaporte”.

     Cuando se ha de intercalar un comentario o intervención del narrador o transcriptor de la cita, no es imprescindible cerrar las comillas para volver a abrirlas después del comentario, pero puede hacerse. Para intercalar tales intervenciones, es preferible encerrarlas entre rayas. Ejemplo:

    “Los días soleados como este – comentó Silvia – me encantan”.

2.   En textos narrativos a veces se utilizan las comillas para reproducir los pensamientos de los personajes, en contraste con el uso de la raya, que transcribe sus intervenciones propiamente dichas.

3.   Para indicar que una palabra o expresión es impropia, vulgar o de otra lengua, o que se utiliza irónicamente o con un sentido especial. Ejemplos:

Dijo, cargado de razón, que el asunto tenía algunas “prorrogativas”.

                       Últimamente está muy ocupado con sus “negocios”.

4.   Para citar títulos e artículos, poemas, cuadros ... . Ejemplos:

Nos leyó en voz alta el “Romance sonámbulo” del Romancero Gitano.

En esta sala se puede ver el “Esopo” de velázquez.

5.   Cuando en un texto se comenta o se trata una palabra en particular, esta se aísla escribiéndola entre comillas. Ejemplo:

Como modelo de la primera conjugación, se utiliza usualmente el verbo “amar”.

6.   Cuando se aclara el significado de una palabra, este se encierra entre comillas. En tal caso se prefiere utilizar comillas simples. Ejemplo:

“Espiar” (‘acechar’) no significa lo mismo que “expiar” las faltas.