viernes, 6 de agosto de 2010

Cuento

Cher Mathieu,

Comment ça va ? Ta dernière lettre est arrivée il y a un mois, mais je ne t’écris que maintenant parce que j’étais très occupé. Du fait, mon dernière verê est mort il y a trois semaines. Donc, j’ai du l’enterrer, porter le deuil et faire toutes les cérémonies traditionnelles qu’à notre âge nous connaissons très bien.
Excuse-moi pour ne t’avoir invité aux funérailles, mais j’ai voulu être tout seul. Tu sais, même s’il avait commencé à vieillir il y a très longtemps, sa mort m’a beaucoup surpris. Parfois on croit que quelques choses, surtout celles abstraites, seront éternelles ; on les considère comme acquises, et se n’est que quand elles sont perdues pour toujours que nous commençons à les valoriser.
Je me souviens de son aboiement constant, qu’il faisait exprès pour que je ne l’oublie pas, ainsi que pour que je lui donne des caresses veloutées. J’aimais beaucoup le caresser, le contempler, le toucher. Pourtant, parfois c’était difficile, car il aimait jouer à se déguiser. Donc, quelques fois il se passait pour une chimère, d’autres il devenait une utopie, et encore des autres fois il devenait si palpable, qu’il n’apparaissait que pendant la nuit.
Excuse-moi pour ces souvenirs poussiéreux, mais je ne peux pas m’en empêcher. Je ne suis qu’un vieillard qui vie de ses mémoires décaties.
Je dois me concentrer. Alors, maintenant j’ai une question très importante à résoudre et que crois, mon cher ami, que j’ai besoin de tes saches conseils. Selon toi, vaudrait-il la peine d’avoir d’autres verês ? Tu sais bien que quand on est vieux et qu’on n’a pas du temps ni de l’énergie, c’est de plus en plus difficile d’avoir de verês. Et en plus, quand je suis allé à la verêrinaire je n’ai trouvé rien que me plaise, qui semble adapté pour moi. Vraiment je crois que je suis trop vieux pour avoir des verês. Tu crois qu’il ait un âge limite pour les avoir ? Avant je pouvais les nourrir, les promener et même les laisser vagabonder librement. Pourtant, maintenant…je…je ne sais plus…mais il est possible que j’aie peur de les perdre pour toujours, et qu’il soit pour ça que j’ai commencé à les attacher toujours il y a longtemps.
Tu me connais bien, tu sais que quand j’étais jeune je n’avais pas mal de verês. Du fait, tu sais bien que j’avais toute sorte de verês très divers. Tu te souviens de mon verarium avec des verês aux couleurs bougeant qui nageaient partout ? Souvent ils se fondaient d’une façon si homogène qu’ils semblaient être un seul verê. Et tu te souviens des mes autres verês qui sont censés d’avoir sept vies et qui donc ne mouraient jamais ? Et des autres qui habitaient dans une petite cage avec leur petite roue et que me faisaient toujours bouger?
Mais je retourne aux souvenirs. Tu sais, maintenant je me suis rendu compte que mes verês ne sont plus projetés vers le futur, mais vers le passé…
Je n’aime pas ça. Je déteste ça. J’hais ça.
Mais qu’est-ce que tu crois ? Faut-il abandonner les verês ? Ou faut-il les garder, au moins dans la forme des rêves ?
À Bientôt

Le seigneur songeur

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